L’oeuf de yoni, danger ou panacée?

Mis en exergue par Lilou Macé dans son ouvrage “ le féminin révélé et libéré”, l’oeuf de Yoni a de quoi surprendre, si ce n’est séduire. Appelé d’après le mot sanskrit désignant le sexe féminin, et se présentant sous la forme d’un oeuf en pierre polie semi-précieuse, Il aurait été utilisé, en Chine, par les concubines de l’Empereur, afin d’assurer une parfaite maîtrise des muscles vaginaux et ainsi décupler le plaisir impérial.

En plein boom du “New Age” et du retour à sa propre source, l’oeuf de Yoni permettrait une nouvelle conscience de son corps, un nettoyage émotionnel et énergétique et un accès aux hautes sphères spirituelles. Les témoignages à son sujet sont très variables : si certaines ont vécu une véritable révélation, d’autres se sont trouvées encombrées par cet “intrus” vaginal, tandis que des dernières n’ont eu absolument aucun ressenti.

Souvent assimilé et utilisé, à tort, comme des boules de Geisha, un point doit être clarifié à ce sujet: les boules de geisha ont pour but de préparer le vagin, en l’aidant à se lubrifier, pour un rapport sexuel, tandis que le but de l’oeuf de Yoni est de tonifier les parois vaginales et de faire travailler en profondeur les muscles du périnée.

Verdict?

Pour se faire un avis, et si on croit en la lithothérapie (utilisation des pierres pour la guérison), autant essayer, en respectant bien entendu les règles d’hygiène dévolues à cette zone si fragile. Mais il est nécessaire de garder en tête que le vagin n’est pas fait pour être “bouché” en permanence, et que des séances d’une à deux heures par jour sont suffisantes pour en voir les effets.

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