Le meilleur pour la fin ✨

Et voilà, nous y sommes, je pose mon sac, le chemin de Miroir de Muses s’arrête ici, maintenant.


Je regarde tout le chemin parcouru et je vois comme le paysage a changé.
En 2013, quand je me suis lancée, le marché de la lingerie avait une toute autre allure. Pendant 20ans, pourtant, il n’avait pas évolué – on voyait toujours les mêmes acteurs, les mêmes moyen de distribution, les mêmes communications, et toujours, toujours, cette même image stéréotypée de la femme.


J’ai créé cette société avec l’envie de m’exprimer, une volonté de célébrer une féminité plurielle, et d’inviter les femmes à porter sur leur corps un regard poétique et bienveillant. (cf mon interview l’Express Style)

A l’époque, lingerie sexy rimait avec idéal de corps parfait. La mannequin, posant dans des attitudes improbables, photoshopée, était vu comme la femme suprême, l’unique à détenir le trésor de la féminité. En utilisant la lingerie, nous avons voulu encourager les femmes à sentir que leur féminité leur appartient et qu’elles peuvent se l’approprier.


Aujourd’hui, les #bastagirls sont partout et sont entendues. Les marques traditionnelles ont radicalement changé leur image (voir les nouvelles campagne de Maison Lejaby et Chantelle), la marque Ysé articule ses campagnes autour de modèles de différentes morphologies, le #bodypostive est proclamé haut et fort à tous les coins de rue, et même Grazia a décidé de faire tomber la sacrosainte Mannequin de Couv’.


J’aime à penser que nous avons participé à cette révolution.  Peut-être – qui sait – ensemble nous avons aidé à bouger les lignes ?

Cependant Geneviève et moi avons un regret. 

En regardant toutes ces nouvelles images, et le témoignages des femmes qui revendiquent le seul confort, nous nous demandons si nous avons pas perdu une part du rêve ? La femme est-elle encore une Muse ? Nous aimons la lingerie justement parce qu’elle sublime, elle aide à se sentir belle et désirable (cf article “pourquoi mettre de la belle lingerie?”). Et si les marques ont fait évoluer leur image vers plus de modernité, c’est au détriment parfois de la qualité des produits, qui se simplifient. Le savoir faire de la corseterie est-il en train de disparaître, comme le signale la récente fermeture définitive de la marque Barbara au profit de sa jeune soeur Bibiche ?

A contrepied, l’influenceuse Louise Ebel revendique sa féminité. Elle aime en jouer et se sent libre, puissante. Et la lingerie est toujours son alliée. C’est à elle que je laisse le mot de la fin, dans cette video interview Miroir de Muses :

Interview de Louise Ebel du blog Miss Pandora

Nous serions ravies de rester en contact alors n’hésitez pas à nous suivre sur Linkedin (Margot & Genevieve).

with Love,

Margot

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